
📝Cet article a été co-rédigé le 24/11/2025 à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle afin d’améliorer la clarté et la qualité rédactionnelle. L’ensemble du contenu a été revérifié, corrigé et validé par un humain avant publication.
L’Olympus OM-1n occupe une place particulière dans l’histoire de la photographie argentique : celle d’un boîtier compact, entièrement mécanique, pensé pour les photographes exigeants qui recherchent à la fois fiabilité, discrétion et plaisir de prise en main. Évolution du célèbre OM-1, il reprend tout ce qui a fait le succès de la série OM tout en y ajoutant des fonctionnalités modernes pour l’époque, notamment autour du flash.
1. Contexte historique et place de l’OM-1n dans la série OM
1.1. De la révolution M-1 / OM-1 à l’OM-1n
Au début des années 1970, le marché des reflex 35 mm est dominé par des boîtiers imposants et bruyants, à l’image du Nikon F. Olympus prend le contre-pied en présentant en 1972, à la Photokina de Cologne, un reflex radicalement plus compact : le M-1, conçu par Yoshihisa Maitani, déjà à l’origine des célèbres Pen et Pen F.
À la suite d’un conflit de nom avec Leica (qui utilisait déjà la dénomination “M” pour ses télémétriques), le M-1 est rebaptisé OM-1. Ce boîtier léger, silencieux et étonnamment petit pour un reflex professionnel marque un tournant dans le design des SLR et devient le cœur d’un véritable système : objectifs Zuiko, accessoires macro, moteurs, viseurs de remplacement, etc.
En 1979, Olympus introduit l’OM-1n, évolution de l’OM-1MD (version motorisable) avec quelques améliorations fonctionnelles :
- témoin de prêt et de suffisance du flash visible dans le viseur,
- synchronisation automatique avec les flashes de la série T lorsqu’ils sont montés sur la griffe Flash Shoe 4,
- légère évolution de la manivelle d’armement et de certains détails ergonomiques.
L’OM-1n conserve ainsi la philosophie d’origine – simplicité, compacité, mécanique fiable – tout en s’adaptant aux exigences de la fin des années 1970.
2. Conception, design et ergonomie
2.1. Un reflex compact pour l’époque
L’OM-1n est un reflex 35 mm à objectifs interchangeables, entièrement mécanique (hors cellule), utilisant le film 135. Le boîtier nu mesure environ 136 × 83 × 50 mm et pèse autour de 510 g, ce qui en faisait l’un des reflex professionnels les plus compacts de son temps.
Avec un Zuiko 50 mm f/1,8 standard, l’ensemble tourne autour de 680 g, tout en restant plus léger et moins volumineux que bon nombre de concurrents. Olympus revendiquait une réduction d’environ 35 % en volume et en poids par rapport à la moyenne des reflex équivalents.
2.2. Une prise en main dense mais équilibrée
La construction est métallique, robuste, avec un habillage en gainage noir classique. Les anneaux de sangle sont positionnés sur la face avant du boîtier, ce qui favorise un bon équilibre une fois un objectif monté.
La particularité la plus visible du système OM est la bague de vitesses d’obturation placée autour de la monture d’objectif, plutôt que sur le dessus du boîtier. Ce choix de conception permet de garder l’œil dans le viseur tout en changeant de vitesse, l’index de la main gauche se chargeant naturellement de cette opération.
3. Caractéristiques techniques principales
3.1. Type d’appareil et support
- Type : reflex mono-objectif (SLR) 35 mm entièrement manuel
- Support : film 135 (36 × 24 mm)
- Fabricant : Olympus Optical Co. Ltd, Japon
- Période de production pour la série OM-1 (dont OM-1n) : 1972–1988 ; l’OM-1n apparaît en 1979.
3.2. Monture et mise au point
- Monture : baïonnette Olympus OM
- Mise au point : manuelle, via bague de mise au point sur l’objectif
- Compatibilité : large gamme d’objectifs Zuiko et d’objectifs tiers en monture OM, du fisheye 8 mm aux téléobjectifs extrêmes (jusqu’à 1000–1200 mm selon les sources et les séries), en passant par des objectifs macro, des zooms et même un objectif à bascule et décentrement.
3.3. Obturateur et vitesses
- Type d’obturateur : plan focal à rideaux en toile, à déplacement horizontal
- Plage de vitesses : de 1 s à 1/1000 s + pose B
- Synchronisation flash : autour de 1/60 s, avec prise PC (X et FP) et griffe flash (avec, sur l’OM-1n, synchronisation automatique avec les flashes de la série T).
3.4. Viseur et dépoli
Le viseur est l’un des points forts de la série OM :
- Viseur à pentaprisme fixe, couvrant environ 97 % du champ de l’image,
- Grossissement élevé (environ 0,92× avec un 50 mm),
- 14 verres de visée interchangeables (dépoli standard, microprismes, stigmomètre, etc.), permettant d’adapter le viseur à différents usages : macro, télé, reproduction, etc.
La finesse et la luminosité du viseur en font un outil très agréable pour la mise au point manuelle, notamment en lumière ambiante faible.
3.5. Cellule et exposition
L’OM-1n est un boîtier à exposition totalement manuelle :
- Mesure de lumière TTL (Through The Lens) avec cellule CdS,
- Mesure pondérée centrale,
- Indication par aiguille dans le viseur : l’utilisateur ajuste vitesse et ouverture jusqu’à aligner l’aiguille et le repère.
La sensibilité du film est réglable de 25 à 1600 ISO, ce qui couvre largement la plupart des films noir et blanc, négatif couleur et diapositives classiques.
3.6. Alimentation
La mécanique de l’appareil fonctionne sans pile ; seule la cellule d’exposition nécessite une alimentation :
- alimentation d’origine : pile mercure 1,35 V (type PX625/Epx625) aujourd’hui interdite dans la plupart des pays,
- aujourd’hui : recours à des solutions alternatives (piles zinc-air de type 675 pour appareils auditifs, adaptateurs MR-9, ou modification de la cellule pour accepter une pile 1,5 V).
Cette indépendance vis-à-vis de la pile pour le déclenchement est un atout majeur pour la photographie en voyage ou dans des conditions difficiles.
4. Le système OM : objectifs et accessoires pour l’OM-1n
4.1. Les objectifs Zuiko
La série OM s’accompagne d’une gamme très vaste d’objectifs Zuiko, réputés pour leur compacité et leur qualité optique :
- focales fixes standard : 50 mm f/1,8, 50 mm f/1,4, 50 mm f/1,2,
- grands angles : 21 mm, 24 mm, 28 mm, 35 mm,
- téléobjectifs : 85 mm, 100 mm, 135 mm, 180 mm, 200 mm, 300 mm, et plus encore,
- zooms et macro-zooms,
- objectifs macro spécialisés avec soufflet ou tubes allonge,
- fisheye ultra grands angles (par exemple 8 mm f/2,8).
La compacité de ces optiques, souvent plus petites que leurs équivalents chez d’autres marques, renforce la philosophie “miniaturiste” de la série OM.
4.2. Accessoires dédiés à l’OM-1n
L’OM-1n s’intègre dans un écosystème complet :
- moteurs et winder (OM-1MD / motor drive),
- dos de remplacement,
- poignées et grips,
- modules de macro-photographie (soufflets, rails, flashes macro),
- griffe flash amovible (notamment pour les flashes T de la marque),
- verres de visée interchangeables, œilletons et accessoires de visée.
Cet ensemble permet de transformer l’OM-1n en outil spécialisé : reproduction, macro, reportage, alpinisme, etc.
5. Expérience de prise de vue avec l’Olympus OM-1n
5.1. Une mécanique directe et intuitive
Le déclencheur de l’OM-1n est doux, la course courte, le bruit de l’obturateur et du miroir plutôt feutré pour un reflex mécanique de cette époque. Le levier d’armement est fluide, permettant une cadence de prise de vue confortable en usage manuel ou avec motorisation.
La répartition des commandes suit une logique simple :
- bague de vitesse autour de la monture,
- bague de diaphragme sur l’objectif,
- indicateur d’exposition dans le viseur.
Cela incite à une pratique consciente de l’exposition, en réfléchissant au couple vitesse/ouverture plutôt qu’en s’en remettant à l’automatisme.
5.2. Un outil idéal pour apprendre (ou retrouver) l’argentique
L’OM-1n, par son fonctionnement 100 % manuel, se prête particulièrement bien :
- à l’apprentissage de l’exposition (loi du “Sunny 16”, lecture de la cellule, compréhension du contraste),
- à la pratique du noir et blanc,
- aux séries photographiques réfléchies, avec un rythme de prise de vue plus lent.
La cellule intégrée reste utilisable, à condition d’adapter la question des piles, mais l’appareil peut parfaitement fonctionner sans, en s’appuyant sur un posemètre externe ou sur l’expérience.
5.3. Compacité et discrétion
Par sa taille réduite, l’OM-1n se glisse facilement dans un sac, voire dans une besace au quotidien. Cette compacité, combinée à un bruit relativement discret, en fait un choix apprécié pour :
- la photo de rue,
- le reportage léger,
- les voyages où le poids de l’équipement compte.
6. Variantes, finitions et spécificités de l’OM-1n
6.1. Finitions disponibles
L’OM-1n a été produit principalement en deux finitions :
- capot chromé (argent),
- capot noir.
Des versions commémoratives ou dorées apparaissent parfois, plus rares et recherchées.
6.2. Différences par rapport à l’OM-1 et l’OM-1MD
Par rapport à l’OM-1 d’origine, l’OM-1n se distingue par :
- la compatibilité optimisée avec les flashes de la série T,
- la présence d’un témoin de prêt/suffisance du flash dans le viseur,
- quelques améliorations de la manivelle et de la griffe porte-flash.
Par rapport à l’OM-1MD, l’OM-1n reprend la motorisation native (sans modification du fond de boîtier), tout en ajoutant les nouveautés liées au flash.
7. L’Olympus OM-1n aujourd’hui : usages et intérêt pour la collection
7.1. Un boîtier apprécié des photographes argentiques contemporains
Sur le marché actuel de l’occasion, l’OM-1n reste très recherché :
- pour la pratique régulière de l’argentique, notamment en noir et blanc,
- comme boîtier principal ou de complément à d’autres reflex mécaniques,
- pour celles et ceux qui recherchent un boîtier fiable, compact et sans automatisme superflu.
La disponibilité relativement bonne des objectifs Zuiko en monture OM, notamment en France et en Europe, permet de constituer un kit cohérent sans difficulté majeure.
7.2. Intérêt pour les collectionneurs
Pour les collectionneurs d’appareils photo anciens :
- l’OM-1n a un intérêt historique fort, comme évolution d’un boîtier qui a marqué l’histoire de la miniaturisation des reflex,
- les finitions noires en bon état, les versions avec emballages d’origine ou ensemble complet (boîtier + 50 mm + accessoires) sont particulièrement recherchées,
- la cohérence de la série OM (OM-1, OM-1MD, OM-1n, OM-2, etc.) en fait un thème de collection à part entière.
Les exemplaires en très bon état esthétique, avec mousses et prisme préservés, prennent une valeur particulière sur le marché de la collection.
8. Points de vigilance, pannes typiques et entretien
8.1. Problèmes liés à la pile de la cellule
L’utilisation d’une pile mercure 1,35 V n’étant plus possible, différentes solutions ont été adoptées :
- piles zinc-air (type 675 pour appareils auditifs) dont la tension se rapproche de 1,35 V,
- adaptateurs MR-9 qui abaissent la tension d’une pile moderne à un niveau compatible,
- recalibrage de la cellule pour accepter une pile 1,5 V classique.
Selon la solution choisie, la précision de la cellule peut légèrement varier ; un test comparatif avec un posemètre externe ou un boîtier moderne aide à valider les réglages.
8.2. Mousse, prisme et fuite de lumière
Comme beaucoup de boîtiers des années 1970–1980 :
- les mousses d’amortissement du miroir et d’étanchéité de la porte arrière finissent par se dégrader,
- des résidus peuvent tacher la surface du prisme ou du dépoli,
- des fuites de lumière peuvent apparaître si les mousses sont très abîmées.
Un remplacement des mousses par un réparateur spécialisé est une opération courante, qui prolonge largement la durée de vie de l’appareil.
8.3. Mécanique et lubrification
La mécanique entièrement mécanique de l’OM-1n vieillit généralement bien, à condition d’avoir été stockée dans de bonnes conditions :
- après plusieurs décennies, un nettoyage–lubrification–réglage (CLA) peut être nécessaire,
- les vitesses lentes peuvent se bloquer ou devenir inexactes en l’absence de lubrification,
- l’obturateur en toile doit être contrôlé (tension, état de la toile).
Un entretien par un technicien spécialisé dans l’argentique permet de retrouver une précision très satisfaisante, même pour une utilisation intensive.
9. Repères chronologiques dans la série OM
Pour situer l’OM-1n dans l’évolution de la gamme OM :
- 1972 : présentation du M-1 à la Photokina, rebaptisé OM-1 peu après,
- 1973 : commercialisation large de l’OM-1,
- 1974 : apparition de l’OM-1MD (motor drive),
- 1975 : sortie de l’OM-2, version à priorité ouverture avec mesure “off the film”,
- 1979 : lancement de l’OM-1n (et, dans la gamme auto, de l’OM-2n).