Retrouvez la liste complète des modèles Rolleiflex en cliquant ici.
📝Cet article a été co-rédigé le 24/11/2025 à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle afin d’améliorer la clarté et la qualité rédactionnelle. L’ensemble du contenu a été vérifié, corrigé et validé par un humain avant publication.
Rolleiflex : L’IcĂ´ne du Moyen Format et la Perfection MĂ©canique Allemande
Dans le panthĂ©on de la photographie argentique, peu de noms rĂ©sonnent avec autant de prestige que Rolleiflex. Symbole absolu du format 6×6, cet appareil est immĂ©diatement reconnaissable Ă sa silhouette « bi-objectif » (TLR – Twin Lens Reflex) qui a dĂ©fini l’esthĂ©tique du photographe de presse, de mode et d’art des annĂ©es 1930 aux annĂ©es 1970.
Pour le collectionneur, le Rolleiflex n’est pas seulement un outil de prise de vue, c’est un chef-d’Ĺ“uvre d’ingĂ©nierie mĂ©canique. FabriquĂ© Ă Brunswick en Allemagne par l’entreprise Franke & Heidecke, il incarne une robustesse lĂ©gendaire alliĂ©e Ă une prĂ©cision optique chirurgicale. PossĂ©der un Rolleiflex, c’est marcher dans les pas de gĂ©ants tels que Robert Doisneau, Vivian Maier, Richard Avedon ou Helmut Newton.
L’Histoire : L’Excellence Franke & Heidecke
L’histoire dĂ©bute en 1920 avec la crĂ©ation de la sociĂ©tĂ© par Paul Franke et Reinhold Heidecke. Leur vision ? CrĂ©er un appareil photo reflex compact, fiable et capable de rivaliser avec les chambres encombrantes de l’Ă©poque. Après le succès de leur appareil stĂ©rĂ©oscopique (le Heidoscop), ils lancent en 1929 le tout premier Rolleiflex.
L’innovation est majeure : l’appareil utilise du film en rouleau (Moyen Format) et propose deux objectifs superposĂ©s. Celui du haut sert Ă la visĂ©e, celui du bas Ă la prise de vue. Cette architecture permet une visĂ©e permanente, sans la perte de l’image au moment du dĂ©clenchement (le « blackout » typique des reflex mono-objectif).
Au fil des dĂ©cennies, le Rolleiflex a Ă©voluĂ© par itĂ©rations subtiles, atteignant son apogĂ©e mĂ©canique dans les annĂ©es 1950 et 1960 avec les modèles Automat et les lĂ©gendaires sĂ©ries 2.8F et 3.5F. Contrairement Ă l’obsolescence programmĂ©e moderne, un Rolleiflex bien entretenu est conçu pour fonctionner indĂ©finiment, reposant sur une horlogerie complexe de ressorts et d’engrenages, sans aucune dĂ©pendance Ă©lectronique pour les modèles classiques.
La Philosophie : La Visée de Poitrine et le Cadre Carré
Utiliser un Rolleiflex impose une posture et une philosophie photographique distinctes :
- La « VisĂ©e de Poitrine » (Waist-Level Finder) : On ne porte pas l’appareil Ă l’Ĺ“il, on baisse la tĂŞte vers le dĂ©poli situĂ© sur le dessus du boĂ®tier. Cette posture est moins agressive pour le sujet photographiĂ©, permettant une approche plus douce, voire candide, idĂ©ale pour la photographie de rue humaniste. De plus, l’image sur le dĂ©poli est inversĂ©e horizontalement, ce qui oblige le photographe Ă penser sa composition de manière plus abstraite et gĂ©omĂ©trique.
- Le Format CarrĂ© (6×6 cm) : Avec le Rolleiflex, la question du cadrage « portrait » ou « paysage » ne se pose plus. Le carrĂ© est un format stable, rigoureux, qui place souvent le sujet au centre. Il offre une surface de nĂ©gatif près de quatre fois supĂ©rieure au 24x36mm, garantissant une richesse de tons et un piquĂ© exceptionnels.
- Le Silence : L’obturateur central (Compur), situĂ© dans l’objectif, est d’une discrĂ©tion absolue. Un simple « clic » feutrĂ©, imperceptible dans le bruit de la rue, qui contraste avec le claquement des miroirs des reflex standards.
Recensement des Modèles et Familles d’Objets
L’univers Rolleiflex est vaste et nuancĂ©. La distinction entre les modèles se fait souvent sur l’ouverture de l’objectif, le type d’optique (Zeiss ou Schneider) et la prĂ©sence ou non d’une cellule.
1. Les Rolleiflex TLR (Twin Lens Reflex) – La SĂ©rie F
C’est le Saint Graal des collectionneurs et des utilisateurs. Ces modèles reprĂ©sentent l’aboutissement de la lignĂ©e, intĂ©grant souvent un posemètre couplĂ©.
- Rolleiflex 2.8F : ConsidĂ©rĂ© par beaucoup comme le meilleur TLR jamais construit. ÉquipĂ© d’un objectif ultra-lumineux ouvrant Ă f/2.8 (soit le lĂ©gendaire Carl Zeiss Planar, soit le Schneider-Kreuznach Xenotar). Il est prisĂ© pour son bokeh crĂ©meux et sa capacitĂ© Ă isoler le sujet.
- Rolleiflex 3.5F : Plus lĂ©ger et compact que le 2.8, il est Ă©quipĂ© d’un objectif ouvrant Ă f/3.5 (Planar ou Xenotar). Certains puristes le prĂ©fèrent pour son piquĂ© lĂ©gèrement supĂ©rieur et son Ă©quilibre parfait en main. Le modèle « White Face » (façade blanche, dernières productions) est particulièrement recherchĂ©.
2. Les Rolleiflex Automat et Séries Lettres (T, E, C)
Avant et parallèlement à la série F, ces modèles ont forgé la réputation de la marque.
- Rolleiflex Automat : Introduit dans les annĂ©es 30/40, il a rĂ©volutionnĂ© le chargement du film avec un système de dĂ©tection automatique de l’amorce (palpeur d’Ă©paisseur). Souvent Ă©quipĂ© d’objectifs Tessar ou Xenar, il offre un rendu « vintage » très contrastĂ© et net au centre.
- Rolleiflex T : LancĂ© comme un modèle intermĂ©diaire, il est souvent Ă©quipĂ© d’un objectif Tessar repensĂ©. Il se distingue par son dĂ©clencheur sur la façade et non sur le cĂ´tĂ© bas. C’est un excellent point d’entrĂ©e dans la gamme « Flex ».
- Rolleiflex 3.5E et 2.8E : Les prĂ©curseurs directs des modèles F, intĂ©grant souvent une cellule au sĂ©lĂ©nium non couplĂ©e ou optionnelle. D’une qualitĂ© de fabrication identique aux F, ils sont souvent plus accessibles.
3. La Gamme Rolleicord
Souvent confondue avec le Rolleiflex, le Rolleicord Ă©tait la gamme destinĂ©e aux amateurs Ă©clairĂ©s. Bien que simplifiĂ© mĂ©caniquement (armement du film et de l’obturateur sĂ©parĂ©s), il ne sacrifie rien Ă la qualitĂ© optique.
- Rolleicord Vb : Le plus Ă©voluĂ© de la sĂ©rie. Il permet de changer le verre de visĂ©e et le capuchon, une fonctionnalitĂ© absente sur les anciens Rolleiflex. Son objectif Schneider Xenar est d’une qualitĂ© redoutable.
4. Les Modèles Spéciaux et Formats Divers
Rolleiflex ne s’est pas limitĂ© au 6×6 standard.
- Baby Rolleiflex (4×4) : Un modèle miniature utilisant du film format 127 (les fameux « Super Slides »). Gris ou noir, c’est un bijou de miniaturisation au style Art DĂ©co.
- Tele-Rolleiflex : ÉquipĂ© d’un objectif 135mm (Sonnar), conçu spĂ©cifiquement pour le portrait, permettant des plans serrĂ©s impossibles avec le 75mm ou 80mm standard.
- Wide-Rolleiflex : La version grand-angle avec un objectif 55mm (Distagon). ExtrĂŞmement rare et cotĂ©, il Ă©tait l’outil favori des photographes de reportage nĂ©cessitant du recul.
5. Les Rolleiflex SLR (Mono-Objectif)
Dans les annĂ©es 60/70, pour contrer l’hĂ©gĂ©monie d’Hasselblad, Rollei a dĂ©veloppĂ© des reflex mono-objectifs d’une technicitĂ© folle.
- Rolleiflex SL66 : Un monstre mĂ©canique moyen format. Sa particularitĂ© ? Un soufflet intĂ©grĂ© permettant la macrophotographie sans accessoire et une bascule de l’objectif (tilt) pour contrĂ´ler la profondeur de champ, une fonction unique hĂ©ritĂ©e des chambres techniques.
- Rolleiflex SL35 : L’incursion de la marque dans le format 35mm compact, Ă©quipĂ©e des superbes optiques Rollei HFT (produites avec Zeiss).
6. Accessoires Iconiques
L’Ă©cosystème Rolleiflex est riche en accessoires ingĂ©nieux, appelĂ©s « Rolleigrid », « Rolleinar », etc.
- Les bonnettes Rolleinar : Indispensables pour le portrait serré ou la macro. Elles se fixent sur les deux objectifs (la partie visée corrigeant la parallaxe) pour réduire la distance de mise au point minimale.
- Le prisme pentagonal : Accessoire lourd mais utile, il se fixe Ă la place du capuchon pour offrir une visĂ©e Ă hauteur d’Ĺ“il redressĂ©e.
- Le Rolleikin : Un kit ingĂ©nieux permettant d’utiliser du film 35mm dans un boĂ®tier Rolleiflex 6×6.