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Canon : De l’Inspiration Leica à la Domination Mondiale du Reflex
Si certaines marques brillent par leur conservatisme, Canon s’est imposée dans l’histoire de la photographie par une audace technologique constante et une capacité d’adaptation hors du commun. Pour le collectionneur, explorer l’univers Canon, c’est parcourir près d’un siècle d’innovations, depuis les premiers télémétriques tentant d’égaler l’Allemagne jusqu’aux systèmes reflex électroniques qui ont défini la photographie moderne.
Canon n’est pas seulement une marque de masse ; c’est un constructeur qui a su, à chaque décennie, proposer des outils de précision capables de séduire aussi bien l’amateur passionné que le reporter de guerre. Des optiques légendaires « Dream Lens » à la robustesse du système F-1, Canon offre une diversité de mécaniques et d’histoires fascinantes.
L’Histoire : Du « Kwanon » à la Conquête Internationale
L’aventure débute en 1933 à Tokyo, dans un petit appartement de Roppongi, sous le nom de Precision Optical Instruments Laboratory. Goro Yoshida, passionné de mécanique, démonte un Leica II et se rend compte qu’il peut fabriquer un appareil similaire pour une fraction du prix.
Le premier prototype voit le jour en 1934. Il est baptisé Kwanon, en hommage à la déesse bouddhiste de la miséricorde (Kannon). L’objectif est simple : créer le premier appareil 35mm japonais de haute qualité. Fait historique piquant pour les collectionneurs : ne disposant pas encore de sa propre usine d’optique, l’entreprise (qui deviendra Canon) fait appel à… Nippon Kogaku (le futur Nikon) pour fournir les objectifs de ses premiers modèles commerciaux, les Hansa Canon.
L’après-guerre marque l’âge d’or des télémétriques Canon (Séries II, III, IV, V, VI et 7), qui finissent par surpasser leurs modèles allemands sur certains points, notamment avec l’invention du viseur à grossissement variable. Mais le véritable tournant s’opère dans les années 60 et 70 avec le basculement vers le Reflex (SLR). Canon fait alors le pari de l’électronique et de la production de masse de haute précision, démocratisant la photographie « sérieuse » comme aucune autre marque auparavant.
La Philosophie : Le Système FD et l’Innovation Accessible
L’identité « Vintage » de Canon repose sur deux piliers majeurs qui structurent les collections aujourd’hui :
- L’Excellence Optique (S.S.C. et Série L) : Canon a très tôt maîtrisé le traitement des verres. Le revêtement Super Spectra Coating (S.S.C.) a permis de réduire le « flare » et d’augmenter le contraste. C’est aussi Canon qui a introduit l’usage de la fluorine et des lentilles asphériques pour le grand public, donnant naissance à la célèbre Série L (Luxury) identifiable à son liseré rouge.
- La Monture FD : Standard de la marque de 1971 à 1987, la monture FD (et sa version précédente FL) est unique. Contrairement aux baïonnettes classiques qui frottent métal contre métal (comme chez Nikon), la monture FD utilise un système de bague de serrage (Breech Lock). L’objectif ne tourne pas contre le boîtier, c’est une bague qui vient le verrouiller, garantissant une usure nulle et un maintien parfait du plan focal, même après des décennies d’utilisation.
Recensement des Modèles et Familles d’Objets
La collection Canon est titanesque. Pour s’y retrouver, il convient de diviser la production en grandes ères technologiques, chacune ayant ses pièces maîtresses recherchées par les passionnés.
1. L’Ère des Télémétriques (Rangefinders)
Ces appareils, souvent à monture vissante 39mm (LTM – Leica Thread Mount), sont des bijoux de mécanique dense et lourde, tout en laiton et chrome.
- Hansa Canon : L’originel. Rarissime, c’est une pièce de musée. Il symbolise la naissance de l’industrie photo japonaise.
- Canon IV Sb : Apparu dans les années 50, c’est le premier appareil au monde doté d’une synchronisation flash électronique pour les ampoules et les flashs électroniques. Sa construction est d’une finesse remarquable.
- Canon P (Populaire) : Un chef-d’œuvre de design épuré. Viseur 1:1 (on peut garder les deux yeux ouverts), construction robuste, c’est le « Leica M3 » du peuple, très prisé aujourd’hui pour son rapport qualité/prix/esthétique.
- Canon 7 et 7s : L’aboutissement de la lignée. Massifs, ils intègrent un posemètre au sélénium ou CdS. Ils sont célèbres pour être les seuls boîtiers capables d’accueillir le monstrueux objectif 50mm f/0.95 grâce à une baïonnette externe spécifique.
2. Les Reflex Professionnels (Série F)
La réponse de Canon à la domination de Nikon chez les pros. Ces chars d’assaut sont conçus pour endurer les pires conditions.
- Canon F-1 (Original & F-1n) : Lancé en 1971, c’est un système modulaire total. On peut tout changer : viseur, verre de visée, dos, moteur. Entièrement mécanique (la pile ne sert que pour la cellule), il fonctionne par -30°C. Sa peinture noire laquée se patine avec le temps pour révéler le laiton (le fameux « brassing »).
- Canon New F-1 : La révision des années 80. Plus anguleux, hybride (obturateur électromécanique), il représente le sommet de la complexité mécanique avant l’ère tout-électronique.
3. Les Reflex de la Série A (L’Électronique pour Tous)
C’est ici que Canon a changé le monde de la photo, introduisant l’automatisation et les microprocesseurs.
- Canon AE-1 : L’appareil photo le plus vendu de son temps. Premier reflex contrôlé par microprocesseur (CPU). Son mode « Priorité Vitesse » a permis à des millions de débutants de réussir leurs photos d’action. Son design argent et noir reste l’archétype du « vintage camera ».
- Canon AE-1 Program : L’évolution du précédent, ajoutant un mode totalement automatique (Program). C’est souvent l’appareil de prédilection pour débuter l’argentique aujourd’hui.
- Canon A-1 : Le grand frère technologique. Affichage digital rouge dans le viseur, tous les modes d’exposition possibles, molette crantée. Un design « tout noir » futuriste pour 1978.
4. Le Chant du Cygne de la monture FD
Avant de passer à l’autofocus (EOS), Canon a sorti des boîtiers manuels d’une ergonomie visionnaire.
- Canon T90 : Surnommé « The Tank ». Dessiné par Luigi Colani, il préfigure l’ergonomie bio-design des appareils modernes. C’est le reflex à mise au point manuelle le plus perfectionné jamais construit par Canon (moteur intégré, mesure multi-spot, 1/4000s).
5. Les Compacts Télémétriques (Canonet)
Pour la photographie de rue discrète, Canon a produit des merveilles à objectif fixe.
- Canonet QL17 GIII : Souvent appelé « le Leica du pauvre » (bien que ses performances soient riches). Compact, silencieux, doté d’un objectif 40mm f/1.7 ultra-lumineux et du système de chargement rapide « Quick Load » (QL). C’est un best-seller absolu du marché de l’occasion.
- Canon Demi : La série « Demi-format » (72 photos sur une pellicule de 36 poses), très populaire pour son format vertical natif et son économie de film.
6. Optiques de Légende (Monture FD et LTM)
Un boîtier Canon n’est rien sans ses verres.
- Canon 50mm f/0.95 « Dream Lens » : Une légende. Initialement conçu pour le Canon 7, cet objectif capte plus de lumière que l’œil humain. Son rendu onirique, avec un flou d’arrière-plan (bokeh) très particulier, en fait une pièce de collection à la valeur astronomique.
- FD 85mm f/1.2 L : L’objectif de portrait ultime de l’ère manuelle, utilisant des verres asphériques pour un piqué tranchant même à pleine ouverture.
- FD 35mm f/2 (Concave) : Célèbre pour sa lentille frontale concave et l’utilisation de thorium (radioactif, jaunissant avec le temps), il offre un piqué et un contraste exceptionnels pour le noir et blanc.