Mamiya

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Mamiya en bref

Mamiya occupe une place singulière dans l’histoire de la photographie argentique. La marque japonaise est surtout associée au moyen format professionnel, aux appareils robustes, modulaires, parfois imposants, mais conçus avec une logique très claire : offrir aux photographes un outil précis, évolutif et durable.

Créée au Japon en 1940, Mamiya s’est fait connaître dès ses débuts avec le Mamiya Six, un appareil pliant au format 6×6 utilisant du film 120. Au fil des décennies, la marque a exploré presque tous les grands territoires de la photographie argentique : télémétriques, reflex bi-objectifs, reflex mono-objectifs, appareils de presse, systèmes 645, 6×6, 6×7, appareils 35 mm, accessoires professionnels et, plus tard, dos numériques moyen format.

Pour les passionnés d’appareils photo anciens, Mamiya évoque immédiatement plusieurs noms devenus mythiques : Mamiya C330, Mamiya RB67, Mamiya RZ67, Mamiya 645, Mamiya 6 et Mamiya 7. Ces appareils ne se résument pas à leur réputation : ils incarnent des réponses techniques différentes à une même ambition, celle d’obtenir une image de grande qualité à partir d’un système fiable, précis et adaptable.

Origines de Mamiya : une marque japonaise née autour de la précision mécanique

Mamiya naît en mai 1940 à Tokyo sous le nom de Mamiya Koki Seisakusho. L’entreprise associe l’inventivité de Seiichi Mamiya, concepteur et inventeur, au soutien financier de Tsunejiro Sugawara. Dès l’origine, la marque s’oriente vers la fabrication d’appareils photographiques, dans un Japon où l’industrie optique et mécanique connaît un développement rapide.

Le premier appareil marquant de la marque est le Mamiya Six, lancé en 1940. Il s’agit d’un appareil pliant moyen format, conçu pour produire des images carrées 6×6 cm sur film 120. Sa particularité historique tient notamment à son système de mise au point : au lieu de déplacer l’objectif comme sur beaucoup d’appareils pliants classiques, le Mamiya Six déplace le plan du film. Ce choix technique illustre déjà une caractéristique que l’on retrouvera souvent chez Mamiya : la volonté de résoudre un problème photographique par une solution mécanique originale.

Après la Seconde Guerre mondiale, Mamiya développe progressivement sa production, avec des appareils qui touchent différents segments du marché : appareils télémétriques, bi-objectifs, 35 mm et surtout moyen format. La marque construit alors son identité autour d’un équilibre rare : des appareils professionnels, mais souvent plus accessibles ou plus pragmatiques que certains systèmes européens concurrents.

L’identité Mamiya : modularité, moyen format et sens du système

Ce qui distingue Mamiya dans l’univers des appareils photo anciens, ce n’est pas seulement la qualité de fabrication ou la réputation de ses optiques. C’est surtout la manière dont la marque a pensé ses appareils comme des systèmes complets.

Un appareil Mamiya ne se limite souvent pas à un boîtier et un objectif. Il peut s’accompagner de viseurs interchangeables, de dos film, de poignées, de verres de visée, de soufflets, de prismes cellule, d’adaptateurs Polaroid, de dos 120 ou 220, de déclencheurs souples, de pares-soleil, de poignées de transport ou de systèmes de correction de parallaxe.

Cette logique de modularité est particulièrement visible sur les grandes familles professionnelles de la marque :

  • les Mamiya C bi-objectifs Ă  objectifs interchangeables ;
  • les Mamiya Press et Universal Press, pensĂ©s comme appareils de terrain et de presse ;
  • les Mamiya RB67 et RZ67, appareils de studio Ă  dos rotatif ;
  • les Mamiya 645, qui ont popularisĂ© une approche plus compacte du moyen format ;
  • les Mamiya 6 et Mamiya 7, tĂ©lĂ©mĂ©triques moyen format rĂ©putĂ©s pour leur portabilitĂ© et leurs optiques.

La marque est aussi fortement liée au nom Sekor, utilisé pour de nombreux objectifs Mamiya. Les objectifs Mamiya-Sekor, Sekor C, Sekor Z ou Sekor KL font partie intégrante de l’identité de la marque et constituent aujourd’hui des objets recherchés par les photographes argentiques comme par les collectionneurs.

Chronologie synthétique de Mamiya

PériodeÉvénement ou famille importanteImportance pour l’histoire de la marque
1940Fondation de Mamiya Koki Seisakusho et lancement du Mamiya SixDébut de la marque et affirmation d’une approche mécanique originale
Années 1940-1950Développement d’appareils pliants, bi-objectifs et 35 mmDiversification de la production
1956Lancement de la série Mamiyaflex C / Mamiya CDébut des TLR moyen format à objectifs interchangeables
1960Apparition du Mamiya PressEntrée marquante dans les appareils moyen format de presse
1970Lancement du Mamiya RB67Naissance d’un grand système 6×7 professionnel mécanique
1975Lancement du Mamiya M645Développement du moyen format 6×4,5 plus maniable
1982Lancement du Mamiya RZ67Évolution électronique du concept RB67
1989Lancement du New Mamiya 6Retour au télémétrique 6×6 compact à objectifs interchangeables
1995Lancement du Mamiya 7Télémétrique 6×7 portable devenu un modèle culte
Années 1990-2000Mamiya 645AF, AFD, dos numériques et Mamiya ZDPassage progressif vers le moyen format numérique
Années 2000-2010Rapprochements avec Phase One et Mamiya LeafProlongement de l’héritage Mamiya dans le moyen format numérique

Les grandes familles d’appareils photo Mamiya

Mamiya Six : les origines moyen format

Le Mamiya Six est l’un des premiers jalons importants de la marque. Lancé en 1940, il appartient à la grande famille des appareils pliants moyen format. Il utilise le film 120 et produit des négatifs carrés de 6×6 cm.

Son intérêt historique dépasse son apparence classique. Le Mamiya Six se distingue par son système de mise au point par déplacement du plan film, une solution technique inhabituelle qui témoigne de l’ingéniosité de la jeune entreprise. Pour les collectionneurs, les Mamiya Six anciens représentent la naissance de la marque et une porte d’entrée vers l’histoire japonaise du moyen format.

À ne pas confondre avec le Mamiya 6 moderne lancé en 1989 : le premier Mamiya Six est un appareil pliant d’avant-guerre et d’après-guerre, tandis que le New Mamiya 6 est un télémétrique moyen format moderne à objectifs interchangeables.

Mamiyaflex et Mamiya C : les bi-objectifs Ă  objectifs interchangeables

La série Mamiya C est l’une des plus fascinantes de l’histoire des reflex bi-objectifs. Alors que la majorité des TLR classiques possèdent un objectif fixe, Mamiya développe une famille de bi-objectifs moyen format dont les objectifs sont interchangeables. Cette particularité transforme le TLR, souvent perçu comme un appareil relativement simple, en véritable système photographique.

La série comprend notamment les modèles Mamiyaflex C, C2, C3, C22, C33, C220, C220f, C330, C330f et C330S.

Le Mamiya C330 est probablement le plus connu. Il offre une grande modularité, une mise au point par soufflet permettant la photographie rapprochée et une gamme d’objectifs couvrant plusieurs focales. Le système conserve la visée caractéristique du bi-objectif : un objectif sert à la prise de vue, l’autre à la visée. Cette disposition produit une expérience photographique lente, précise, très appréciée pour le portrait, la nature morte et la photographie contemplative.

Les objets Ă  recenser autour de cette famille sont nombreux :

CatégorieObjets Mamiya associés
BoîtiersMamiyaflex C, Mamiya C2, C3, C22, C33, C220, C220f, C330, C330f, C330S
Objectifs TLR55 mm, 65 mm, 80 mm, 105 mm, 135 mm, 180 mm, 250 mm selon les versions
Accessoires de viséeCapuchons de visée, viseurs prismatiques, loupes, verres de visée
Accessoires de correctionParamender, dispositifs de correction de parallaxe
Accessoires d’usagePoignées, pares-soleil, bouchons, étuis, filtres, déclencheurs
Pièces sensiblesSoufflets, mécanismes d’avancement, obturateurs centraux intégrés aux objectifs

Pour un amateur d’appareils anciens, la série C est passionnante car elle se situe à mi-chemin entre deux mondes : la simplicité méditative du TLR et la logique professionnelle d’un système interchangeable.

Mamiya Press, Super 23 et Universal Press : les appareils de terrain

La famille Mamiya Press apparaît au début des années 1960. Elle répond aux besoins des photographes de presse, de reportage, d’identité, de mariage, d’architecture légère ou de terrain. Ces appareils moyen format sont plus volumineux que les télémétriques classiques, mais ils offrent une grande flexibilité : objectifs interchangeables, dos interchangeables et formats variables selon les configurations.

Les modèles les plus importants comprennent notamment :

  • Mamiya Press ;
  • Mamiya Press Deluxe ;
  • Mamiya Press G ;
  • Mamiya 23 Standard ;
  • Mamiya Super 23 ;
  • Mamiya Universal Press.

Le Mamiya Super 23 est particulièrement intéressant grâce à son soufflet arrière, qui permet certains mouvements limités et un contrôle plus fin de la mise au point ou de la perspective. Le Mamiya Universal Press est également apprécié pour sa compatibilité avec différents dos, notamment les dos rollfilm et certains dos instantanés.

Les objets associés à cette famille comprennent les boîtiers, objectifs, dos rollfilm, dos Polaroid, viseurs additionnels, adaptateurs, poignées, cadres de visée et accessoires de transport.

Mamiya RB67 : le grand reflex mécanique 6×7

Le Mamiya RB67 est l’un des appareils les plus emblématiques de Mamiya. Lancé en 1970, il est conçu comme un reflex moyen format professionnel au format 6×7. Son nom résume son principe : RB signifie souvent “Revolving Back”, en référence à son dos rotatif, et 67 désigne le format 6×7 cm.

Le RB67 est un appareil imposant, lourd, entièrement pensé pour la précision. Il s’adresse d’abord au studio : portrait, mode, publicité, reproduction, nature morte. Son dos rotatif permet de passer du cadrage horizontal au cadrage vertical sans tourner tout le boîtier, un avantage considérable lorsque l’appareil est installé sur trépied, que l’éclairage est réglé et que la composition doit rester stable.

La mise au point se fait par soufflet, ce qui permet des distances de mise au point rapprochées sans accessoire supplémentaire dans de nombreuses situations. Les objectifs possèdent leur propre obturateur central, avantageux pour la synchronisation flash.

Les principales versions sont :

  • Mamiya RB67 Professional ;
  • Mamiya RB67 Pro-S ;
  • Mamiya RB67 Pro-SD.

Objets Ă  recenser autour du RB67 :

CatégorieObjets Mamiya associés
BoîtiersRB67 Professional, RB67 Pro-S, RB67 Pro-SD
ObjectifsSekor, Sekor C, Sekor K/L selon générations
Dos filmDos 120, dos 220, dos 6Ă—7, dos 6Ă—4,5, dos 6Ă—6 selon accessoires
ViseursCapuchon de poitrine, viseurs prisme, viseurs cellule
AccessoiresPoignées, plaques trépied, extension tubes, pare-soleil, filtres
Pièces à surveillerSoufflet, mousses de dos, obturateurs, dos rotatif, état des verres de visée

Le RB67 est devenu un objet culte parce qu’il rend visible l’idée même du moyen format professionnel : un appareil massif, mécanique, modulaire, conçu pour produire un négatif ample et riche en détail.

Mamiya RZ67 : l’évolution électronique du grand système 6×7

Le Mamiya RZ67, lancé en 1982, prolonge l’esprit du RB67 tout en introduisant davantage d’électronique. Là où le RB67 est entièrement mécanique, le RZ67 modernise l’usage avec un contrôle électronique de l’obturateur, une ergonomie améliorée et une intégration plus avancée avec certains viseurs et accessoires.

Le RZ67 conserve les grandes qualités du concept : format 6×7, dos rotatif, système modulaire, mise au point par soufflet, objectifs interchangeables et usage professionnel. Il devient un outil majeur en studio, notamment pour le portrait, la mode et la photographie commerciale.

La gamme comprend principalement :

  • Mamiya RZ67 Professional ;
  • Mamiya RZ67 Pro II ;
  • Mamiya RZ67 Pro IID.

Le RZ67 est aussi important parce qu’il se situe à la frontière entre l’âge d’or de l’argentique professionnel et l’arrivée du numérique moyen format. Certaines configurations ont pu être utilisées avec des dos numériques, ce qui a prolongé la vie du système dans les studios.

Objets Ă  recenser autour du RZ67 :

CatégorieObjets Mamiya associés
BoîtiersRZ67 Professional, RZ67 Pro II, RZ67 Pro IID
ObjectifsMamiya-Sekor Z, objectifs W, APO, Macro, Shift selon versions
DosDos 120, 220, Polaroid, dos 6×7, 6×6, 6×4,5, dos numériques compatibles selon configuration
ViseursCapuchon, prismes, prismes AE
AccessoiresPoignées, moteurs, extensions, adaptateurs, déclencheurs, verres de visée
Points sensiblesDépendance à la pile, électronique, connectique, dos, obturateurs, soufflet

Le RZ67 attire autant les photographes que les collectionneurs parce qu’il associe la beauté mécanique du grand moyen format à une logique plus moderne et plus fluide.

Mamiya 645 : le moyen format plus compact

Le Mamiya 645 occupe une place essentielle dans l’histoire du moyen format. Lancé en 1975 avec le M645, il adopte le format 6×4,5 cm sur film 120 ou 220. Ce format produit des négatifs plus grands que le 24×36, tout en permettant davantage de vues par rouleau qu’un 6×6 ou un 6×7.

La série 645 répond à un besoin précis : rendre le moyen format plus maniable, plus rapide, plus proche de l’usage d’un reflex classique. Elle séduit les photographes de portrait, de mariage, de mode, de reportage posé et de paysage.

La famille est vaste et comprend notamment :

  • Mamiya M645 ;
  • Mamiya M645 1000S ;
  • Mamiya M645J ;
  • Mamiya 645 Super ;
  • Mamiya 645 Pro ;
  • Mamiya 645 Pro TL ;
  • Mamiya 645E ;
  • Mamiya 645AF ;
  • Mamiya 645AFD ;
  • Mamiya 645AFD II / III ;
  • Mamiya 645DF / DF+, dans la continuitĂ© numĂ©rique avec Phase One et Mamiya Leaf.

Les premiers modèles manuels sont appréciés pour leur robustesse, leurs viseurs interchangeables et leur gamme optique. Les générations Super, Pro et Pro TL introduisent une modularité plus avancée, notamment autour des dos interchangeables. Les versions autofocus et AFD ouvrent la voie au travail avec dos numériques.

Objets Ă  recenser autour du Mamiya 645 :

CatégorieObjets Mamiya associés
Boîtiers manuelsM645, 1000S, J, 645 Super, 645 Pro, 645 Pro TL, 645E
Boîtiers autofocus645AF, 645AFD, AFD II, AFD III, 645DF, 645DF+
ObjectifsMamiya-Sekor C, N, A, AF, objectifs à obturateur central selon générations
ViseursCapuchons de poitrine, prismes simples, prismes cellule, viseurs AE
Dos et insertsInserts 120/220, dos interchangeables selon modèles
AccessoiresPoignées, moteurs, winder, grip, écrans de visée, bagues allonge, pare-soleil
Points d’attentionCompatibilités entre générations, état des prismes, contacts électroniques, inserts, mousses

La série 645 est souvent considérée comme l’une des manières les plus équilibrées d’entrer dans l’univers Mamiya : suffisamment professionnelle pour offrir une vraie expérience moyen format, mais plus compacte que les RB67 et RZ67.

New Mamiya 6 : le télémétrique 6×6 compact

Le New Mamiya 6, lancé en 1989, reprend un nom historique tout en proposant un appareil radicalement différent du Mamiya Six de 1940. Il s’agit d’un télémétrique moyen format 6×6 à objectifs interchangeables, conçu pour être plus compact et plus transportable que les grands reflex moyen format.

Son système repose sur trois objectifs principaux :

  • 50 mm ;
  • 75 mm ;
  • 150 mm.

L’appareil utilise du film 120 ou 220 et produit des images carrées. Son intérêt majeur réside dans la combinaison de plusieurs qualités rarement réunies : grand négatif, optiques de haute qualité, relative discrétion, silence du télémétrique, encombrement réduit et monture rétractable.

Le Mamiya 6 s’adresse aux photographes qui veulent la qualité du moyen format sans transporter un système de studio. Pour les collectionneurs, il représente une forme d’élégance fonctionnelle : un appareil moderne, sobre, précis, dont la rareté et la réputation optique restent fortes.

Mamiya 7 et 7II : le télémétrique 6×7 devenu culte

Le Mamiya 7, lancé en 1995, est l’un des appareils moyen format les plus admirés de la fin du XXe siècle. Il adopte le format 6×7, mais dans un boîtier télémétrique beaucoup plus léger et transportable qu’un RB67 ou un RZ67.

Le Mamiya 7II, lancé ensuite, améliore certains aspects ergonomiques et ajoute notamment la capacité de surimpression. Les deux modèles sont associés à une gamme d’objectifs réputés pour leur netteté, leur contraste et leur cohérence optique.

Objectifs généralement associés au système Mamiya 7 :

  • 43 mm ;
  • 50 mm ;
  • 65 mm ;
  • 80 mm ;
  • 150 mm ;
  • 210 mm.

Certains objectifs très grand-angle nécessitent un viseur externe. Le système peut également être associé à des accessoires panoramiques selon les configurations.

Le Mamiya 7 occupe une place particulière dans le cœur des photographes argentiques : il offre un grand négatif 6×7 sans l’encombrement habituel du moyen format professionnel. Il est donc devenu un appareil recherché pour le paysage, le voyage, l’architecture légère, le documentaire posé et la photographie contemplative.

Les appareils 35 mm Mamiya : une production plus discrète mais intéressante

Mamiya n’est pas uniquement une marque de moyen format. Elle a également produit de nombreux appareils 35 mm, même si cette partie de son histoire est moins célèbre.

Parmi les familles et modèles à connaître :

  • Mamiya 35 ;
  • Mamiya Prismat ;
  • Mamiya/Sekor 500TL ;
  • Mamiya/Sekor 1000TL ;
  • Mamiya/Sekor 500DTL ;
  • Mamiya/Sekor 1000DTL ;
  • Mamiya MSX ;
  • Mamiya DSX ;
  • Mamiya NC1000 ;
  • Mamiya NC1000S ;
  • Mamiya ZE ;
  • Mamiya ZE-2 ;
  • Mamiya ZE-X ;
  • Mamiya ZM.

Ces appareils utilisent différents systèmes de monture selon les périodes, notamment la monture à vis M42 sur certains modèles, puis des montures propriétaires sur d’autres. Ils intéressent les collectionneurs pour leur position dans l’histoire industrielle de Mamiya, mais ils n’ont pas la même aura que les grands moyens formats de la marque.

Le Mamiya/Sekor 1000DTL est souvent cité pour son système de mesure TTL à double mode, tandis que les séries ZE et ZM témoignent de la tentative de Mamiya de suivre l’évolution électronique du reflex 35 mm.

Mamiya 16 et appareils spéciaux

La marque a également produit des appareils plus atypiques, notamment des subminiatures comme les Mamiya 16, ainsi que des objets beaucoup plus rares ou spécialisés. Parmi les curiosités les plus connues figure le Mamiya Pistol Camera, un appareil en forme de pistolet destiné à des usages d’entraînement, devenu un objet de collection très particulier.

Ces appareils ne représentent pas le cœur de l’identité Mamiya, mais ils enrichissent l’histoire de la marque. Ils montrent que Mamiya a exploré des formats, des usages et des formes très différents avant de devenir surtout synonyme de moyen format professionnel.

Les objectifs Mamiya-Sekor : un élément central de la collection

Les objectifs Mamiya sont indissociables de la réputation de la marque. Le nom Sekor apparaît sur de nombreuses optiques, avec des variantes selon les systèmes :

  • Mamiya-Sekor pour plusieurs appareils anciens ;
  • Sekor C pour de nombreuses optiques moyen format ;
  • Sekor Z pour le RZ67 ;
  • Sekor KL pour certaines optiques RB67 plus tardives ;
  • Mamiya-Sekor AF pour les systèmes 645 autofocus.

Le collectionneur doit toujours relier un objectif à son système. Un objectif pour Mamiya C ne se monte pas sur un RB67 ; une optique RB67 n’a pas la même logique qu’une optique RZ67 ; un objectif 645 manuel n’a pas les mêmes compatibilités qu’un objectif 645 autofocus.

Les éléments à observer sur une optique Mamiya ancienne sont classiques mais essentiels : clarté des lentilles, absence de champignons, état des traitements, fluidité des bagues, fonctionnement de l’obturateur central quand il est intégré, présence des bouchons, pare-soleil, étuis, viseurs externes ou accessoires spécifiques.

Pourquoi Mamiya est une marque importante pour les collectionneurs

Mamiya attire les collectionneurs pour plusieurs raisons.

D’abord, la marque a produit des appareils qui ont réellement servi. Les RB67, RZ67, 645 et C330 ne sont pas seulement des objets décoratifs : ce sont d’anciens outils professionnels. Ils portent souvent les traces d’un usage intensif, ce qui rend l’état mécanique particulièrement important.

Ensuite, Mamiya a développé des systèmes complets. Collectionner un Mamiya, ce n’est pas seulement rechercher un boîtier. C’est souvent comprendre un ensemble : boîtier, objectifs, dos, viseurs, accessoires, compatibilités, générations, variantes, notices, boîtes et pièces d’origine.

Enfin, Mamiya a réussi à créer des appareils très différents les uns des autres. Un C330, un RB67, un Mamiya 7 et un M645 ne procurent pas la même expérience. La marque ne répète pas une seule formule : elle propose plusieurs visions du moyen format.

Comment reconnaître et comprendre un appareil photo Mamiya ancien

Un appareil Mamiya peut généralement être identifié par plusieurs éléments :

  • le nom de la marque inscrit sur le capot, la façade ou le viseur ;
  • le nom du modèle : C330, RB67, RZ67, M645, 645 Pro, Mamiya 7, etc. ;
  • la mention Mamiya/Sekor ou Sekor sur l’objectif ;
  • le type de film utilisĂ© : 120, 220, 35 mm ou subminiature ;
  • la prĂ©sence de dos interchangeables sur les systèmes professionnels ;
  • la prĂ©sence d’un soufflet sur les C, RB67 et RZ67 ;
  • la prĂ©sence d’un dos rotatif sur les RB67 et RZ67 ;
  • le type de visĂ©e : bi-objectif, reflex, tĂ©lĂ©mĂ©trique, viseur poitrine ou prisme.

L’identification précise passe aussi par les accessoires. Un dos 120, un prisme cellule, une poignée ou un objectif spécifique peuvent transformer l’intérêt d’un ensemble. Dans le cas de Mamiya, les accessoires ne sont pas secondaires : ils appartiennent souvent pleinement à l’objet photographique.

Ce qui fait varier l’intérêt d’un appareil Mamiya ancien

L’intérêt d’un appareil Mamiya dépend rarement du boîtier seul. Plusieurs critères doivent être pris en compte :

L’état mécanique

Les appareils professionnels Mamiya ont souvent beaucoup travaillé. Un RB67 ou un RZ67 peut avoir connu des années de studio. Les déclenchements, le dos rotatif, les mousses, les obturateurs centraux, les soufflets et les mécanismes d’avancement doivent être observés avec attention.

La complétude du système

Un ensemble complet avec boîtier, objectif, dos, viseur, bouchons, pare-soleil, notice ou étui possède un intérêt supérieur à un élément isolé. Sur les systèmes modulaires, chaque accessoire raconte une partie de l’usage prévu par Mamiya.

La compatibilité des éléments

La compatibilité est essentielle. Tous les dos, viseurs, objectifs et accessoires Mamiya ne sont pas interchangeables entre les générations. Les systèmes RB67, RZ67, 645 manuel, 645 autofocus, Mamiya C et Mamiya 7 répondent chacun à leur propre logique.

La rareté des variantes

Certaines variantes, finitions, objectifs ou accessoires sont plus rares. Les télémétriques Mamiya 6 et 7, certains objectifs grand-angle, certains accessoires de presse ou certaines configurations complètes peuvent retenir davantage l’attention des collectionneurs.

L’usage photographique encore possible

Beaucoup d’appareils Mamiya restent parfaitement utilisables. Cette double nature — objet de collection et outil photographique — renforce leur attrait. Un appareil ancien qui peut encore produire des images de très haute qualité occupe une place particulière dans une collection.

Mamiya dans l’imaginaire photographique

Mamiya n’a pas la même image que Leica, Hasselblad ou Rolleiflex. La marque évoque moins le luxe, le mythe ou le prestige social que la précision de l’outil. Un appareil Mamiya semble souvent conçu pour répondre à une question pratique : comment obtenir un grand négatif, une mise au point précise, un cadrage stable, une modularité complète ou une meilleure portabilité ?

C’est cette approche qui rend la marque attachante. Le charme d’un Mamiya vient de son intelligence mécanique. Un C330 montre comment rendre un TLR modulaire. Un RB67 montre comment stabiliser le cadrage vertical et horizontal en studio. Un M645 montre comment rendre le moyen format plus rapide. Un Mamiya 7 montre comment associer grand négatif et légèreté.

Dans l’histoire des appareils photo anciens, Mamiya représente donc une forme de pragmatisme brillant : des objets pensés pour servir, mais devenus désirables parce qu’ils servent remarquablement bien.

Questions fréquentes sur Mamiya

Mamiya est-elle une marque japonaise ?

Oui. Mamiya est une marque japonaise fondée à Tokyo en 1940. Elle est devenue l’un des grands noms du moyen format argentique professionnel.

Quel est le premier appareil important de Mamiya ?

Le Mamiya Six, lancé en 1940, est l’un des premiers appareils emblématiques de la marque. C’est un appareil pliant moyen format 6×6 utilisant du film 120.

Pourquoi le Mamiya RB67 est-il célèbre ?

Le Mamiya RB67 est célèbre pour son format 6×7, son dos rotatif, sa construction mécanique, sa modularité et son usage intensif en studio. Il est devenu l’un des grands reflex moyen format professionnels du XXe siècle.

Quelle est la différence entre Mamiya RB67 et Mamiya RZ67 ?

Le RB67 est un système principalement mécanique, tandis que le RZ67 introduit davantage d’électronique, notamment dans le contrôle de l’obturateur et certaines fonctions d’exposition. Les deux systèmes partagent l’esprit du grand reflex 6×7 modulaire à dos rotatif.

Le Mamiya C330 est-il un Rolleiflex ?

Non. Le Mamiya C330 est un reflex bi-objectif comme un Rolleiflex dans son principe de visée, mais il s’en distingue fortement par ses objectifs interchangeables et sa mise au point par soufflet. C’est l’un des TLR les plus modulaires jamais produits.

Pourquoi le Mamiya 7 est-il si recherché ?

Le Mamiya 7 est recherché parce qu’il combine un grand négatif 6×7, des objectifs très réputés et un boîtier télémétrique relativement léger. Il offre une qualité de moyen format dans un ensemble beaucoup plus transportable qu’un système de studio.

Quels films utilisent les appareils Mamiya moyen format ?

La plupart des Mamiya moyen format utilisent du film 120, parfois du 220 selon les modèles et les dos. Les formats d’image varient : 6×4,5, 6×6, 6×7 ou 6×9 selon les familles.

Les appareils Mamiya sont-ils encore utilisables ?

Oui, de nombreux appareils Mamiya restent utilisables, à condition d’être en bon état mécanique et optique. Les points à vérifier sont notamment les obturateurs, les soufflets, les mousses, les dos, les viseurs, les contacts électroniques et l’état des objectifs.

Ă€ retenir

Mamiya est une marque essentielle pour comprendre l’histoire du moyen format argentique. Son parcours commence avec le Mamiya Six en 1940 et se poursuit avec certains des systèmes professionnels les plus marquants du XXe siècle : C330, Press, RB67, RZ67, 645, Mamiya 6 et Mamiya 7.

La force de Mamiya tient dans sa capacité à transformer des contraintes photographiques en solutions concrètes : objectifs interchangeables sur un TLR, dos rotatif sur un reflex 6×7, système 645 plus compact, télémétrique 6×7 portable, modularité poussée des accessoires.

Pour les passionnés d’appareils photo anciens et de collection, Mamiya n’est pas seulement une marque à connaître. C’est une manière de lire l’histoire de la photographie par ses objets : des machines précises, ingénieuses, parfois massives, souvent brillantes, et toujours liées à une idée exigeante de l’image.

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